Les AMAPs peuvent-elles soutenir les pêcheurs?

Actualité - 02/11/2009

Les AMAPs peuvent-elles soutenir les pêcheurs?

La pêche locale, une autre activité en péril, menacée par les intermédiaires et les industriels, et des acteurs qui interpellent le réseau des AMAPs à la recherche d'une meilleurs connaissance de leur fonctionnement.

Une rencontre sur l'Ile d'Yeu en décembre

Ce mois ci Daniel VUILLON a contacté le réseau AMAPs 44 après avoir été interpellé par le maire d' l'île d'Yeu qui lance un appel à la solidarité des AMAP pour le "Maintien de la pêche locale" .
Actuellement les petits marins pêcheurs de l'île déposent le bilan les uns après les autres. Il n'y a pas  très longtemps encore, la pêche de l'île allait alimenter les marchés locaux nantais. Depuis les prix sont cassés par la concurrence mondialisée, avec un prix de détail toujours plus bas pour les petits pêcheurs et de plus en plus cher pour les mangeurs.
Il faut savoir qu'en dessous d'un prix minimum les marins pêcheurs sont solidaires entre eux pour rejeter à la mer le produit de leur pêche, ne trouvant pas preneur à la criée !
Daniel et Denise VUILLON ont décidé de se rendre dans l'île le vendredi 04 décembre pour rencontrer le Maire et les pêcheurs afin d'étudier une possible offre vers les AMAP.
Peut-être que plus largement , les marins pêcheurs du Croisic ou de la Turballe sont dans la même situation.
2 mangeurs des AMAPs de Loire-Atlantique sont déjà accepté de se rendre là bas, il faudrait également que 2 producteurs puissent s'y rendre, faites donc circuler l'information.

Les AMAPs poisson ça existe...

Les AMAPs ont été créées en France par les Vuillon après un séjour aux USA où ils avaient assisté à une distribution de paniers. Là bas les AMAPs s'appellent des CSA.
Il faut également savoir que là-bas les CSA « Poissons » existent et fonctionnent sur le même principe que pour les maraîchers: solidarité et contrat entre le pêcheur et les mangeurs, pêche prépayée.

N'hésitez pas à réagir et participer au débat. Les AMAPs de Loire-Atlantique, dont la proximité à la mer est forte, seront elles les premières à développer ces AMAPs pêche en France, à nous de le dire...