Les valeurs du système

Tout ce qui fait la différence entre la consommation en AMAP et un autre système de panier, ou avec l'achat de produits bios en grandes surfaces. Les AMAPs portent un ensemble de valeurs au c½ur du projet.

Maintien d'une Agriculture Paysanne:

Une AMAP doit servir en premier lieu l'interêt du producteur pour lui assurer un revenu minimum (SMIC) ce qui est loin d'être le cas actuellement.

L'AMAP n'impose pas qu'un agriculteur soit labellisé "Agriculture biologique". Il peut être en cours de conversion ou en respecter les principes, dans ce cas, les contrats AMAP peuvent par exemple aider pendant la période de transition.

En AMAP, le producteur s'engage à :
  • Respecter l'environnement en cultivant de préférence selon la charte du bio (mais ce n'est pas une obligation), cultiver sans OGM, sans pesticides ;
  • Préserver les ressources naturelles (pas de publicité, très peu d'emballage, usage modéré de l'arrosage, préservation de la qualité des sols...) ;
  • Promouvoir la biodiversité ;

Le label bio garantit :
  • Que l'aliment est composé d'au moins 95 % d'ingrédients issus du mode de production biologique, mettant en œuvre des pratiques agronomiques et d'élevage respectueuses des équilibres naturels, de l'environnement et du bien-être animal.
  • Le respect de la réglementation en vigueur en France (cahier des charges décrivant les méthodes de travail, les intrants autorisés, la traçabilité...).
  • Que la certification est placée sous le contrôle d'un organisme agréé par les pouvoirs publics français, répondant à des critères d'indépendance, d'impartialité, de compétence et d'efficacité tels que définis par la norme européenne EN 45011.

Santé alimentaire

Les produits consommés peuvent modifier les habitudes :
  • Incitation à manger moins de viande, de produits préparés, et davantage de fruits et légumes (excellent pour lutter contre nombre de cancers) ;
  • Repas équilibrés avec des aliments frais de saison (pas de fraises en hiver !) ;
  • Consommation de produits moins formatés et plus diversifiés ;
  • Découverte ou redécouverte de l'art et du plaisir de cuisiner.

Les premiers produits recherchés sont souvent ceux issus du maraîchage, mais ils peuvent aussi provenir de l'élevage (viandes, charcuteries, laitages), de la viticulture, l'apiculture...

Pourquoi manger bio ?
  • Garantie de se nourrir avec des aliments sains ;
  • Qualité gustative des produits ;
  • Respect de la nature dans le processus de production.

Les principaux labels bio :
  • AB ;
  • Demeter ;
  • Nature & Progrès.
Economie locale

Le producteur s'engage à :
  • Livrer chaque semaine entre 5 et 10 produits différents (sauf aléas) ;
  • Proposer 1, 2 ou 3 tailles de paniers ; De nombreux groupes fonctionnent de plus en plus avec un panier unique qui demande moins de travail au producteur.
  • Respecter les horaires de livraison.

Le consommateur s'engage à :
  • Prépayer la récolte ;
  • Tenir la permanence à tour de rôle (déchargement/chargement du fourgon, nettoyage du local de distribution, pointage des consommateurs) ;
  • Habiter ou travailler si possible près du lieu de distribution pour pouvoir s'y rendre à pied ou en vélo.
  • Venir constituer son panier ou se faire remplacer par une personne de son choix.
  • Respecter les horaires de livraison.

Ce type d'économie solidaire en circuit court permet de :
  • Relocalisation des activités (aujourd'hui environ 50 % des produits bio consommés en France sont importés) ;
  • Limiter au maximum la pollution (pas d'importation, déplacement du seul producteur, emballage réduit à de simples cagettes réutilisables, pas de déchets) ;
  • Limiter les gaspillages (les quantités sont connues à l'avance) ;
  • Assurer des revenus stables aux paysans, éviter le souci de la commercialisation ;
  • Aider les jeunes agriculteurs à s'installer ;
  • Autogérer les échanges sans acteurs extérieurs (maîtrise de toute la chaîne) ;
  • Privilégier l'essaimage plutôt que la concentration ;
  • Préserver une agriculture périurbaine avec des exploitations à taille humaine ;
  • Libérer le producteur de la pression de l'industrie agro-alimentaire.

Lien social

Le producteur s'engage à :
  • Accueillir au moins deux fois par an les consommateurs pour leur expliquer son travail, partager sa passion.
  • Avoir une démarche pédagogique.

Le consommateur s'engage à :
  • Gérer le local de distribution (clé, ménage, relation avec le propriétaire) ;
  • Donner un coup de main si nécessaire (plantation, bâchage, cueillette...) ;
  • Etre solidaire des paysans en acceptant les risques liés à la production (intempéries, maladies...)

Les échanges entre consommateurs et producteurs favorisent :
  • L'engagement collectif (faire vivre une autre économie, partager les expériences à travers des manifestations et des réunions communes : collectif Inter-AMAP) ;
  • La rencontre de la ville et de la campagne ;
  • La relation directe entre les personnes sans intermédiaire.