Poisson: historique du projet

Poisson: historique du projet

Historique du projet d'AMAP Poisson établi lors de la rencontre 2013 à l'île d'Yeu

Historique de l’AMAP poisson

En 2009, les pêcheurs de l’île d’Yeu las de voir :
  • les prix d’achat de leur pêche baisser quand les prix à l’étal montaient
  • le nombre de bateaux diminué sur l’île ont interrogé les Amap.
Le maire de l’île et directeur de l’organisation des producteurs de l’île d’Yeu  a alors contacté Denise et Daniel Vuillon fondateurs de la première Amap en France  en avril 2001 à la ferme des Olivades (Var).

A - Premiers échanges entre maire de l’île d’Yeu/pêcheurs/fondateurs des Amaps/Amapiens/producteurs en Amap du 44.

île d’Yeu 4 décembre 2009 :                                                                            
  • Denise et Daniel Vuillon
  • Bruno Noury maire de l’île accompagné de pêcheurs de l’île,
  • 3 producteurs
  • 3 mangeurs d’Amaps de Loire Atlantique
Ordre du jour : Echange autour de la pêche à partir de l’île d’Yeu et les possibilités de distribuer en Amap.
L’île d’Yeu est la dernière petite île européenne ayant gardé une flotte du large. Sur une île les possibilités de développement sont limitées et pêcher est souvent la seule ressource.

Concrètement, sur l’île un bateau de 12m permet de faire vivre 3 ou 4 personnes. Sur l’année il y a généralement 240 jours de sorties environ, représentant alors 25 à 30 tonnes. Le prix du marché peut varier du simple au triple. Par mauvais temps les petits bateaux ne sortent pas. 200 marins vivent à l’île d’Yeu et  représentent 10 % des actifs et font vivre 40 % de la population.

Le fonctionnement en Amap a tout à fait sa place et son rôle à jouer dans le maintien d’une situation d’équilibre de l’activité des pêcheurs de l’île et ce dans un souci de préservation de l’environnement, de création d’un lien avec des formes plus respectueuses de la pêche et d’évitement d’un gâchis honteux.

Pour les Pêcheurs et le Maire la possibilité de distribuer en AMAP est leur dernière chance avant que tous les bateaux soient détruits avec « la prime à le casse » de Bruxelles. Une première ébauche de contrat et d’un système de distributions ont été envisagés, maintenant il faut en discuter ensemble.                                                                                                                                              

Conclusion : programmer une rencontre sur Nantes avec les pêcheurs, le Maire (directeur de l’Organisation des Producteurs) et les Amapiens nantais.        

Nantes 4 février 2010 :  
Bruno Noury :  maire de l’île,
Bruno Orsonneau, David Beneteau et Laurent Courtois : pécheurs
50 personnes : amapiens et producteurs.

Depuis la rencontre sur l’île d’Yeu, une décision prise à Bruxelles par les ministres Européens de la Pêche  a précarisé un peu plus la situation des pêcheurs de l’île : quota sur le requin taupe.

Après de nombreux échanges de nombreuses questions apparaissent sur
  • La charte : Mettre en place une filière de vente directe, en court-circuitant les grandes et moyennes surfaces, a du sens, si cette filière est durable. Elle le sera s’il existe une charte garantissant le respect de bonnes pratiques. Cela implique pêcheurs et mangeurs. 
  • La logistique : les colis (poids, valeur, prix,), l’acheminement jusqu’à Nantes, les contrats (le nombre, le paiement), le passage par le mareyeur pour la préparation du poisson…
Mise en place de 2 groupes de travail (qui alternent réunion de groupe et réunion générale) : charte et logistique qui travaillent en étroite collaboration avec les pêcheurs et avec l’aide de Marc Begin (Directeur dans la formation professionnelle) : Consultant dans le domaine des pêches maritimes, de l’aquaculture et de l’agriculture.

B – Les groupes de travail (mars 2010)
  • Le groupe «Charte » définit une charte et des pratiques de « pêche durable » qui resteront pertinentes quel que soit le canal de distribution du produit de cette pêche. C'est lui qui traite les exigences sur la qualité du produit (dont taille des poissons, quantité de rejets de poisson, congelable ou pas, etc.)
  • Le groupe « Logistique, Hygiène, Distribution » se limite :
    • au circuit de vente directe (ou le plus court) aux particuliers de l'agglomération nantaise.
    • la réflexion du groupe de travail démarre au débarquement du poisson après la pêche.

Méthode de travail des groupes :
  • Quelles actions de communication sur le projet et son avancement ? Tant que les réflexions n'ont pas avancé, aucune communication n'est prévue en dehors des personnes qui se sont déclarées intéressées et des réunions plénières : pas d’article dans les journaux.
  • Penser à réfléchir et poser certaines problématiques et solutions avec :
  • les pêcheurs,
    • des établissements d'enseignements supérieurs (étude de marché, approfondissements techniques, ...) : notre projet peut présenter des cas d'étude passionnants pour des établissements,
    • un poissonnier de proximité sympathisant,
    • éventuellement : des représentants de la distribution coopérative,
    • organismes de contrôle de cette distribution,
    • expertise juridique.
  • Prévoir des échanges avec la mairie de l'île notamment sur les contacts possibles avec les autres institutions (mise à disposition d'équipements, subventions, ...).
  • Dans quelle mesure mobiliser, mettre à contribution les organisations professionnelles des pêcheurs ? Quelles sont-elles ?


C - Rencontre à la Barre de Mont (5 mai 2010) organisation d’une première expérimentation

pêcheurs, 2 amapiens, 1 producteur en Amap, Maire.

La réflexion amène vite le groupe à envisager une expérimentation du projet en mai et juin 2010 sur 3 lieux de distribution : les Sorinières (2 livraisons), Orvault et Nantes centre (1 livraison).

Concrètement :
  • 80 colis de 3kg par lieu de distribution. Nous parlions alors de bons de commande et non de contrat.
  • Le poisson est pêché la veille de la distribution,
  • La coopérative des mareyeurs des marins de l’île d’Yeu prépare le poisson : le vide et écaille certains poissons et le met en caisse sans trou. La glace sera dans des poches plastiques afin d’éviter les fuites d’eau qui abîmerait le poisson.
  • Les caisses sont transportées en container par bateau de l’île d’Yeu au continent puis elles sont chargées dans un camion frigorifique (loué à Fromentine).
  • La distribution se fera au «cul» du camion.

Rémunération par kg de poisson : 10 € :
  • 2 € pour le mareyeur et la logistique,
  • 8 € pour le pêcheur,

Si souci de météo le pêcheur informera la coordinateur 48 h avant la livraison :
  • Soit nous aurons du poisson livré la veille : fraîcheur 48h.
  • Soit la livraison sera reportée à une date ultérieure programmée par le pêcheur.

D-  Bilan de l’expérimentation et réflexion sur la mise en place du projet (24 juin 2010), (pêcheurs, amapiens et producteurs)

Pêcheurs et Maire
Les pêcheurs sont enchantés. Retour sur la satisfaction des mangeurs très positive. Ils sont prêts à poursuivre. Les autres pécheurs montrent de la curiosité pour cette expérience.
La seule contrainte qui invaliderait certains bateaux est la venue sur place pour la livraison car pendant ce temps-là il manque une personne sur le bateau.

Le Maire de l’île d’Yeu : L’utilisation de la coopérative de mareyage s’est faite sans pub.
Sur l’expérimentation, le plus difficile a été la location du camion au départ.
La réalisation de l’expérimentation correspond à peu près à ce que les marins avaient imaginé.


Bilan financier de l'expérimentation : 8,08 le kilo de poisson (objectif : 8€)
Les dépenses sont conformes à ce qui avait été prévu.
Les taxes à la criée ont été acquittées; le prix objectif de 8€/kg incluait ces taxes.
Les opérations de mareyage ont été faites sous la forme de prestations de services du mareyeur.
A noter : le temps des marins et du maire passé en déplacement n'est pas valorisé.

Amapiens
Les mangeurs sont très contents. A revoir le conditionnement non recyclable.
La fréquence de distribution mensuelle est la plus demandée.
Taille des colis : petite majorité pour une préférence pour un colis de 2kg.

Réflexion sur la mise en place du projet
  • Le principe d’attribuer 1 pêcheur à 1 lieu de distribution semble naturel à privilégier.
  • L'organisation en GIE (Groupement d’Intérêt Economique) reste à l'étude par les marins.
  • Objectifs à terme pour les pêcheurs : Chaque bateau pêche entre 40 et 50 t/an toutes espèces confondues. Les marins souhaitent distribuer 20% en AMAP, soit environ 10 t/an par bateau.
  • La durée d’un contrat pourrait être d’octobre à juin, soit 9 livraisons par an et par lieu de livraison. Donc pour les 4 bateaux, 16 lieux de distribution seraient à organiser.
  • Les colis sont transportés par les bateaux de marchandises effectuant la traversée Ile d’Yeu /continent.
  • Poids des colis : 2kg ? 3 kg ? ou au choix ?
  • Caisses : Soit les caisses en polystyrène non réutilisables et quel impact sur l’environnement. L'amapien semble opposé à ce choix. Soit des caisses réutilisables, le prix précis n'est pas encore connu mais il semble que ce soit rédhibitoire
  • Aspects financiers : quel prix du kg ? lissage sur l'année ? La question reste à approfondir. Les marins reviendront vers les amaps avec des indications.
  • Date cible pour la première distribution : Octobre ou novembre 2010.
  • La charte : Avoir formalisé la version de départ avant la signature des premiers contrats
  • Une charte est estimée à 80% indispensable par le sondage. L'élaboration d'une charte permettra aux pêcheurs de faire reconnaître la qualité de leurs produits auprès des amaps et pourra leur faciliter l'accès à d'autres modes de ventes en circuits courts : Biocoop...
  • Communication :
    • autorités sanitaires : prendre rendez-vous avec  la DPP
    • Presse : Pas de communication sur le projet des contrats, tant qu’il reste des difficultés non résolues avant de rendre l'engagement pérenne.

E- Rencontre avec la DDPP (19 juillet 2010)

La Direction Départementale de Protection de la Population (DDPP) a conclu :
  • que l’on ne peut pas parler de vente directe,
  • qu’il est nécessaire d’assurer la traçabilité et de garantir la chaîne du froid jusqu’à la remise du colis au consommateur.
  • Un descriptif des diverses actions (procédure HACCP : Hazard Analysis Critical Control Point ou « Analyse des dangers – Points critiques pour leur maîtrise») et des enregistrements devront être faits au niveau des livraisons, notamment la température du camion.
  • Il sera également nécessaire d’envisager tous les problèmes pouvant se poser et de définir les solutions au préalable : que fait-on si la température du camion est trop élevée lors de la livraison ? Que fait-on en cas d’accident du camion ? Etc.
Un prochain entretien est prévu à la DDPP.

Coquillages : tout à fait déconseillé, problème pour les mélanger avec le poisson dans les caisses.

F - Sortie en mer (23 août 2010 : groupe charte) et  Visite de la criée (6 septembre 2010 : groupe logistique)

Une sortie en mer au mois d’août par quelques membres du groupe charte. Cette sortie a permis de mieux se rendre compte de ce qu’était le métier de pêcheur et aussi des contraintes relatives à l’exercice  de cette activité.
Rencontre entre quelques patrons de pêche et le groupe charte a permis de présenter les propositions et idées  que le groupe charte avait listé. Des allers retours entre groupe charte et pêcheurs est encore au programme avant l’aboutissement d’un document partagé.

Le passage du poisson sous criée sera obligatoire, pour que les taxes relatives aux infrastructures du port soient acquittées puisqu’elles servent à tous les pêcheurs.
Un accord sera trouvé entre la coopérative et les quatre pêcheurs. Le poisson sera mis en caisses dans l’atelier de la coopérative, puis transporté en conteneurs sur le navire entre Yeu et Fromentine puis par camion de Fromentine à Nantes dans un camion frigo qui sera prochainement acheté par les pêcheurs.

G - Concrétisation du projet   (septembre/décembre 2010 : pêcheurs, amapiens et producteurs).

Regroupement des amaps : 7 lieux de distributions sont retenus: Les Sorinières, Hippodrome, Centre de Nantes, le Tillay, Liberté Chantenay, Grand Bottereau, la Bugalière
  • Nombre de colis par livraison : minimum : 82.
  • Poids  des colis entre deux et trois kilos par livraison, il est proposé que la caisse livrée soit d’environ 3 kilos pour une valeur de 30€, 10€ le kg.
  • Livraisons : elles seront assurées par un ancien pêcheur : José Orsonneau, lorsque les pêcheurs seront en mer.
  • Si un second pêcheur complète la livraison, son nom nous sera communiqué ainsi que la quantité de poisson fournie). La marge des 2 € est versée au pêcheur qui aurait dû au départ assurer la livraison.
  • La charte a été envoyée aux pêcheurs.
  • GIE : petit retard dans le dépôt des statuts.
  • Documents remis à la signature les contrats : Charte, contrats, document explicatif du projet.
  • Le Maire et 2 amapiens ont présenté quelques points du projet Amap poisson à la journée mondiale des pêcheurs organisée par Pêche et Développement  les 26/27 novembre 2010 à l’Ile d’Yeu

Questions et réflexions
  • Caisses de poissons qui ne sont pas réutilisables.
  • Indemnisation des frais des personnes ayant été à Yeu et pour les futurs déplacements.
  • Le choix du port, sachant qu’il y a d’autres ports plus proches de Nantes, il a été rappelé que la demande venait d’abord des pêcheurs et qu’il y avait une tradition de vendre sur Nantes la pêche de l’ile d’Yeu.
  • Rédaction du contrat, avec qui le passer : le pêcheur ? le GIE ?
  • Si annulation d’une livraison (tempête par exemple) ; il semble plus judicieux de reporter la livraison en fin de contrat ou faire un avoir sur le contrat suivant.
  • Possibilité de livraison tous les jours de la semaine en tenant des horaires du bateau entre Yeu et Fromentine. Si présence des pêcheurs (perte de deux journées de pêche), la livraison peut être confiée à un ancien pêcheur.
  • Mise en place des réunions « skype » entre pêcheurs et coordinateurs.

H – Bilan de la première saison et préparation de la seconde (janvier à mai 2011)

Pêcheurs
  • La livraison en AMAP représente une petite part de la pêche de chaque bateau (maxi 15%).
  • Les pêcheurs sont partants pour continuer mais préfèreraient que le nombre de colis / lieux de distributions augmente jusqu’à 120 plutôt que de multiplier de manière trop rapide les lieux de livraisons avec un petit nombre de colis.
  • Contacts avec la presse, la télé : Le Maire de l’île souhaite que le bilan des 6 mois soit fait avant que nous les contactions.
Amapiens : Tous sont très satisfaits et ont été heureux de découvrir des poissons peu connus.
  • Caisses polystyrène : à réfléchir (MIN, entreprise en Vendée ?..).
  • Charte : les pêcheurs proposent d’ajouter à la charte lors d’une révision un point relatif aux aspects sociaux :
  • Le gain réalisé ou « effort financier » par rapport à une vente en criée est entièrement reversé aux pêcheurs et équipages et ne rentre pas dans le paiement de l’armement.

Organisation de la 2 ième saison (9 lieux) : année 2011/2012)
  • On gardera le système de 1 chèque = 1 livraison
  • 8 distributions de septembre à juin (2 lors du dernier trimestre 2011, 6 au premier semestre 2012).
  • Prix identique : 10,50 €.
  • Rencontre à l’ile d’Yeu entre pêcheurs et amapiens : prévue le 1er et 2 octobre 2011. Il a rassemblé : 50 adultes et 13 enfants, c’était super, de l’avis de tous. Du fait du nombre de participants limité : déception de bp d’amapiens. A recommencer avec en priorité ceux qui n’ont pas pu y aller cette fois-ci : date proposée 5 et 6 mai 2012, qui l’organisera ?

I – Réflexions entre pêcheurs/groupes de travail  (septembre/novembre 2011/janvier 2012) et Préparation de la 3ième saison : année 2012/2013

Reflexions
  • Livraisons : Dès janvier, R. Barbereau (pêcheur en retraite) qui habite Nantes effectuera les livraisons.
  • Possibilité de faire un premier arrêt puis un second lors d’une livraison : la température du colis sous glace doit être comprise entre 0 et 3°C. Maxi 6°C.
  • Prochains lieux de distribution en projet :
    • Projet d’amap poisson à Sainte Pazanne
    • Projet de transformer début 2012 : 2 lieux de distribution en 3 lieux : Tillay + liberté => Tillay, liberté, petit breton (projet pas encore réalisé à ce jour).
    • Des sollicitations pour rejoindre l’AMAAP parviennent d’Angers : faisable techniquement (distance maximum) ; de Rennes et de St Nazaire.
  • Achat d'un camion frigorifique par le GIE (Reliquat sortie Ile d’Yeu de 270€ versé au GIE pour participation)
  • Location de garage à Nantes pour mettre le camion : 85€/mois.
  • Appel d’offre de la région: demande à faire au conseil régional. Formation / hygiène pour le chauffeur par exemple
  • Saveur Ilaise : Pas de contrat commun avec les contrats poissons, les amaps qui le désirent peuvent organiser directement avec la société des distributions de leurs produits.
  • Portail web amap44 concernant les amaps poissons : revoir les infos mises sur le site.
  • L'AMAP du Tillay (avec le soutien des coordinateurs 'Poisson' de l'AMAP44) et le Festival International de Films "Pêcheurs du Monde" organisent la projection du film "The fish belong to the people", avec un débat sur le thème "pêcheurs, consommateurs, citoyens : comment sauver la pêche ?" avec la présence d'Alain Le Sann, président du festival et secrétaire du collectif "Pêche et développement". Alain Voisin pêcheur  de l'ile d'Yeu participera à l'animation de ce débat.

Préparation de la 3ième saison : année 2012/2013 (11 lieux)
  • Prix panier 33€ (+ 0,5 € / kg sur la base contrat 3 kg poisson dans un panier), lié à augmentation prix gasoil  principalement et cout de la vie
  • Marge : actuellement 1,7€ au kg / 2€ prévus dans les précédentes estimations
  • Les livraisons : 11 lieux de distribution (nouveau lieu à Bouvron).
  • Les distributions seront effectuées sur tous les lieux fonctionnant déjà la saison passée. Même s’ils n’ont    pas atteint  les 80 colis. Cela en espérant de nouvelles inscriptions pour d’atteindre le quota des 80 colis.
  • Les patagos (pêcheur : Alain Orsonneau) : Prix : 7,50 le kg.
  • C’est un coquillage fragile qui doit être livré très rapidement. Il ne doit pas subir de choc thermique et être vivant lors de la livraison.
  • Gain approximatif avec la vente aux Amaps : au premier semestre 2 x 1000€ par matelot, soit environ 3000€ pour l’année.
  • Salaire mensuel d’un matelot : 1500 à 1700€ (pour les bonnes années) pour 22/23 jours/mois  de 10 à 14h/jour.
  • Depuis 3 ans, ces salaires ne sont pas atteints (ex : cette année, tous les matelots ont bénéficié de la prime pour l'emploi).
  • Les pêcheurs fournissent de 5 à 20 % de leur pêche en Amap.
  • En ce début de saison, du thon pêché par Alain sera mis dans les colis afin de varier la variété.
  • Désorganisation pour certains pêcheurs : Alain vient de perdre un matelot qui est parti sur un bateau de passagers.
  • La glace (eau douce) est contrôlée, elle ne contient pas d’ammoniaque.
  • Essaimage : les pêcheurs sont d’accord pour se déplacer et rencontrer les pêcheurs intéressés par le projet.

J- Troisième saison (septembre 2012/juin 2013) : réflexions.    Angers : 16 janvier

Points de réflexion
  • Non reconduction des contrats dans de nombreux lieux de distribution, raisons évoquées
    • Colis trop gros pour certains, Peu de poissons nobles. Rapport qualité/prix pas satisfaisant, Peu de variété de poissons….
    • Il nous faudra nous pencher sérieusement sur cette question si nous voulons pérenniser l’amap poisson. Actuellement pas de données chiffrées. Un sondage vient d’être réalisé.
  • Archivage des comptes rendus de réunion: Il est proposé d’archiver les différents documents produits jusqu’ici afin de faciliter le transfert vers les nouveaux.
  • Livraison patagos (coquillages) : 3 lieu d’essais sept/octobre 2012 et reprise des livraisons en mai 2013. Succès de l’opération.
  • Recyclage des caissettes :
    • Le ramassage est possible sur Montaigu et certains quartiers de Nantes.
    • Il est possible de laisser ses caisses aux Mines de Nantes (MIN) : démarches individuelles.
    • Les jardins familiaux peuvent être intéressés par les caisses pour leurs semis.
  • Mode de paiement : réflexion sur le prélèvement automatique à la place des chèques : pas réalisable cela nécessiterait temps et frais trop importants.
  • Proposition d’Energie Locale
    • L’opération de triage des chèques et contrats prend beaucoup de temps aux coordinateurs).
    • Energie locale (proche de Panier Local) propose depuis longtemps ses compétences. A voir : les possibilités de simplifier, automatiser, améliorer le fonctionnement des livraisons, inscriptions, renouvellements, etc.
  • Relation avec les pêcheurs :
    • Le contact avec le pêcheur est important, il faut le maintenir. Bruno O. le rappelle souvent aux pêcheurs qui doivent participer de temps en temps à la distribution.
    • Lors de la réunion d’avril 2012, la rédaction d’un petit article  trimestriel écrit par les pêcheurs avait été envisagée : infos sur les pêches en cours, photos des marins, bateaux, poissons selon distribution, recettes des poissons du mois…  nous sommes toujours preneurs ainsi que des photos des équipages.
    • Thierry Arnaud a passé la main à son fils Sébastien : prévoir de demander à Sébastien de signer la charte
    • Proposition de réaliser un calendrier des pêcheurs à partir des photos transmises. Nous sommes en attente des photos des équipages.
  • Organisation d’une visite à l’ile d’Yeu au printemps avec les coordinateurs : 25/26 mai 2013.
  • Rencontre sur Angers (16 janvier 2013)
    • (Maire de l’île d’Yeu, 1 pêcheur, 4 coordinateurs poisson de Nantes)
    • Présentation de l’amap poisson : historique et fonctionnement et échange avec les angevins, avec comme projet la mise en place de lieux de distribution dans le 49.
Evolution
  • Fin 2009 : émergence du projet.
  • Mai/juin 2010 : expérimentation du projet sur 3 lieux de distribution : 10 € le kg,
  • Janvier/juin 2011 : 7 lieux de distribution (6 livraisons), 10,50 € le kg,
  • Septembre 2011/juin 2012 : 9 lieux de distribution (de 8 à 9 livraisons) : 10,50 € le kg,
  • Septembre 2012/juin 2013 : 11 lieux de distribution (de 8 à 10 livraisons) : 11 € le kg,
  • Septembre 2013/juin 2014 : 14 lieux de distribution.