Producteur

Le Temps des Plantes

Présentation

Cosmétique paysanne (baumes et huiles de soin), tisanes.
Plantes aromatiques et médicinales, produites et transformées à la ferme.
Clotilde cultive et cueille à la main une vingtaine de plantes certifiées agriculture biologique.

Pendant près de dix ans, Clotilde Souffran a été médiatrice culturelle. Depuis 2021, elle cultive et transforme des plantes aromatiques et médicinales sur son terrain, à Frossay (Loire-Atlantique).

Le jardin est situé à la Baulerie, à 3 km de Frossay, et fait 4 000 m2. Les plantes aromatiques et médicinales sont cultivées sur 1 000 m2. Une fois cueillies, elle en fait des tisanes ou des produits de cosmétiques bios. Tous les mardis de l’été, la productrice de 36 ans propose des visites de son jardin né en 2021. Pour elle, sensibiliser à ce mode de production, local et dans le respect de la nature, « c’est aussi un acte militant. C’est important de comprendre l’impact de nos achats. Il y a des producteurs locaux partout autour de nous, il faut les soutenir », explique-t-elle.

Des baumes 100 % locaux

Sur la parcelle, une quinzaine de plantes sont cultivées, comme le calendula, la mauve, la sarriette ou encore la mélisse. En face, cinq hectares de friche donnent champ libre aux plantes sauvages, tels que les pâquerettes ou l’ortie, et aux tournesols pour la fabrication d’huile. Certaines plantes sont utilisées « en interne », c’est-à-dire transformées en tisanes et d’autres « en externe », sous forme de baumes ou de cosmétiques. « La tisane c’est mon produit d’appel. Il y a déjà beaucoup de tisaneries dans le coin, alors le baume permet de me différencier des autres paysannes. »

Pour ses mélanges, Clotilde Souffran a fait construire un petit « labo », dans lequel elle « joue à la sorcière ». C’est la partie qu’elle préfère. « Je fais mes macérations soit à température ambiante pendant vingt et un jours, soit je les solarise en les mettant dehors, ou alors je les chauffe trois jours au bain-marie. » C’est le cas de la feuille de consoude, qui baigne dans la marmite aujourd’hui. Elle est mélangée à de l’huile de tournesol qui, en plus d’être locale puisqu’elle est produite par Clotilde Souffran, pénètre bien mieux la peau que l’huile d’olive.

 

Une fois qu’elle aura suffisamment chauffé, la consoude passera à la « presse » afin d’être filtrée. « Il faut enlever les morceaux et faire attention que l’eau ne passe pas, sinon c’est là que les bactéries se développent », précise-t-elle. Ensuite, Clotilde Souffran ajoute de la cire d’abeille, parfois des huiles essentielles, et met le tout en pot. Justement, elle aurait bien aimé travailler dans les huiles essentielles, au départ. « J’adore faire mes petites potions, manipuler les plantes. Mais il faut une très grosse quantité de plantes et peu de variétés pour faire des huiles. Et surtout, il faut travailler à plusieurs, alors que moi je voulais être seule. »

 

Un milieu professionnel soudé

Pour autant, la cultivatrice n’a jamais ressenti l’isolement. « Le réseau est grand et on s’entraide. On est nombreuses dans le Département. Je dis ’nombreuses’ car on est une majorité de femmes. » Puisqu’elle adhère au syndicat « Simple », elle rencontre des personnes avec qui défendre ses valeurs. « On organise des conférences, des formations, des projections de films. Il faut communiquer pour se soutenir et ne pas se marcher sur les pieds. » C’est pour cette raison que Clotilde Souffran et Mathilde Dewailly, du Sens des simples à Pornic, sont régulièrement en contact.

Axer son projet sur le local, est sa volonté première. Alors, lorsqu’elle reçoit des demandes de livraison depuis d’autres départements, elle est « embêtée ». « Je me dis qu’il y a toujours un producteur à côté de chez soi à aller visiter. » Clotilde Souffran, soucieuse de valoriser la production et la vente directe, participe aussi à les soutenir. « Je ne me vois pas acheter de l’huile essentielle de Madagascar, je vais au plus proche. » Elle récupère sa cire chez un apiculteur de Guenrouet, ses huiles essentielles, à côté de Redon, et ses graines, à la Ferme Sainte-Marthe, à Angers (Maine-et-Loire).

Localisation

La Baulerie, 44320 Frossay

Latitude : 47.2270981 — Longitude : -1.9432167

Voir sur OpenStreetMap